VIER, VIJF et ZES obligent tant Medialaan que la VRT à rester en alerte

“Notre ambition? Proposer un vaste assortiment de programmes sur le plus grand nombre d’écrans possible”, résume Annick Bongers, directrice des programmes de SBS. “En toute décontraction, sans complexe, sans se prendre trop au sérieux et de préférence en surprenant. C’est notre engagement chez SBS. Ensemble, les chaînes VIER, VIJF et ZES ont atteint une part de marché de 19,2% en 2017. C’est également ce qu’attendent nos annonceurs: une audience fi able, stable. SBS oblige ainsi Medialaan et la VRT à rester constamment en alerte. C’est aussi une manière de permettre à la télévision, qu’elle soit analogique ou numérique, de demeurer un média passionnant.”

Annick Bongers (48 ans) fait partie de la garde rapprochée du CEO, Peter Quaghebeur, qui a rétabli la croissance du groupe de chaïnes en 2017. L’ADN professionnel de la directrice des programmes correspond parfaitement à celui de la nouvelle SBS. Elle a fait ses classes chez Jambers avant de passer rapidement chez Woestijnvis. Ce qu’elle a accompli pendant 17 ans avec des émissions individuelles comme Topdokters et Het Geslacht De Pauw, Annick Bongers le réplique depuis 2014 avec VIER, VIJF et ZES: chercher, suivre son instinct, construire et prendre des risques. Toujours avec un objectif clair: émouvoir le téléspectateur avec un équilibre idéal de cultures populaire et classique.

“Nous ne pourrons relever le défi des Netflix & Co qu’en plaçant l’accent sur des émissions locales. Il est également primordial – c’est d’ailleurs la promesse que nous avons faite l’an dernier à nos annonceurs – de trouver le bon équilibre entre culture classique et culture populaire. C’est pourquoi nous diffusons des émissions immédiatement reconnaissables à leur caractère ludique ou parce qu’elles sont au contraire un peu plus pointues. Dans tous les cas, ce sont des émissions qui vont émouvoir le téléspectateur. Comme Karen Damen et James Cooke l’ont fait l’automne dernier avec leur Camping sur VIER. Ils ont réuni davantage de suffrages que Koen Wauters sur VTM. Les annonceurs aussi le remarquent.” “Simultanément, nous savons quelles sont les émissions top of mind chez quels téléspectateurs. De Mol et Temptation Island sont source de discussions et de tweets. Nous connaissons la valeur des conversations à la machine à café. Et naturellement, tout cela attire de nouveaux téléspectateurs.”

Un rendez-vous fixe avec SBS

“Le défi de SBS en 2018: conclure de plus en plus de rendez-vous fi xes avec les téléspectateurs”, prolonge Annick Bongers. “Avec Gert Late Night par exemple, nous avons créé le talkshow surprenant que la Flandre attendait en fi n de soirée. C’est devenu un rendez-vous fixe de la semaine, même en pleine concurrence automnale.” “Simultanément, nous sommes devenus leaders en deuxième partie de soirée le vendredi, le samedi et le dimanche avec Sports Late Night. À partir de l’automne 2018, nous tablerons encore plus sur l’audience en direct et en prime time avec les matches de la Ligue des Champions. Nous continuons de développer notre offre de fiction de haute qualité. C’est pourquoi j’attends impatiemment la série De Dag de Jonas Geirnaert et Julie Mahieu, qui promet d’être impressionnante. Autre nouveauté pour nous: VIER se concentrera aussi sur le week-end, avec notamment sa propre version de l’émission de compétition de danse qui remporte le plus de succès dans le monde, Dancing with the Stars. Un show télévisé glamour et électrisant dans lequel des célébrités flamandes et des danseurs professionnels conjuguent leur énergie.”

Cultures classique et populaire

“Outre son large assortiment d’émissions populaires, VIER propose des séries de documentaires de qualité et des programmes plus pointus. Les téléspectateurs adorent ce cocktail. Les chiffres le prouvent: certains soirs, VIER domine la concurrence grâce à des programmes qui n’ont au premier abord pas leur place sur une chaîne commerciale. Des émissions comme Callboys, Hotel Römantiek et Project Axel attirent des jeunes tout en déterminantl’identité de la chaîne.” “La nouvelle émission Leeuwenkuil (‘la fosse aux lions’), la version fl amande de Dragons’ Den, correspond également à l’ADN de VIER. Les Flamands n’ont jamais été aussi entreprenants. La technologie numérique les a libérés. À partir de février, des dizaines de starters devront convaincre cinq investisseurs devant nos caméras. Ces investisseurs sont de vieilles connaissances de la plupart des lecteurs de L’Echo: Bart Deconinck,cofondateur de Zedra, Jürgen Ingels, l’investisseur en capital-risque qui s’est fait un nom avec Clear2Pay, Luc Van Mol, l’entrepreneur original par excellence, la reine des ressources humaines Conny Vandendriessche et le magnat de l’immobilieret du football Bart Verhaeghe. Dans Leeuwenkuil, chaque participant aura trois minutes – un elevator pitch à plusieurs étages, disons. Le format nous arrive du Japon via Dragons’ Den à la BBC.”

Repousser les limites

“Il n’existe pas de formule magique pour scotcher les bons téléspectateurs devant leur écran”, conclut Annick Bongers. “Nous continuons à explorer, à inventer, à rechercher de nouvelles limites pour pouvoir mieux les repousser. C’est dans notre culture.” Un état d’esprit qu’Annick Bongers a rapporté de chez Woestijnvis: “Rester à l’écoute de ce que disent les gens tout en faisant confi ance à son instinct. Et être attentif à la qualité. La culture populaire mérite elle aussi d’être bien faite. Cette approche fonctionne. Le téléspectateur nous est fidèle.”
Sous l’effet des nouvelles technologies, la télévision continue d’exploser dans toutes lesdirections. “L’an dernier, les programmes sont devenus des marques”, observe Annick Bongers. “Nous offrons ainsi aux annonceurs la possibilité de s’associer à ces émissions-marques indépendamment de la télévision. Prenez Bake Off Vlaanderen, la version fl amande du phénomène international qu’est devenu The Great British Bake Off (Le Meilleur Pâtissier en français). Outre l’émission de télévision linéaire, il y a les livres de pâtisserie, les Master Classes en ligne organisées par SBS et les rassemblements de consommateurs autour de divers événements. Si les téléspectateurs ne regardent plus la télévision de manière aussi linéaire, nos émissions-marques mèneront leur propre vie indépendamment de l’écran. C’est la raison pour laquelle SBS met en ligne des extraits d’émissions de plus en plus nombreux et de plus en plus longs. Nous avons désormais plus de 850.000 téléspectateurs enregistrés en ligne. En 2018, nous allonsmême diffuser certaines émissions exclusivement sur l’internet. Elles s’adresseront aux groupes-cibles plus jeunes. L’avenir d’une audience élargie et d’émissions fortes réside également dans le vécu en ligne.”